Aujourd’hui nous allons voir pourquoi vous avez des points faibles en musculation (des muscles que vous avez du mal à développer par rapport à d’autres), et comment l’analyse morpho-anatomique va grandement aider à corriger ces problèmes et reprendre votre progression sur ces muscles.

Les points faibles, tous les pratiquants qui font de la musculation depuis quelques mois (ou années) connaissent ! Ce fameux groupe musculaire que vous n’arrivez pas à développer malgré parfois de nombreux efforts.

  • Lorsque vous vous regardez dans le miroir, vous voyez clairement qu’un muscle (ou plusieurs) est en retard par rapport à d’autres,
  • Vous avez essayé d’en faire plus sur ce muscle, mais malgré la volonté vous avez du mal à le faire développer,
  • Vous recherchez parfois des exercices « magiques », ou des méthodes d’entraînements mais vous ne savez pas ce qui fonctionne,
  • Vous pouvez perdre la motivation et vous dire qu’il n’y a rien à faire,

Si vous reconnaissez ces situations, je vous conseille de lire la suite! Il ne faut pas perdre la motivation ni abandonner, car c’est le meilleur moyen de ne jamais rattraper ces points faibles !

Avant toute chose, je vais définir un point faible: c’est un muscle qui malgré un travail, un entrainement visant à le développer ne se développe pas ou de manière très lente en comparaison des autres muscles. A ne pas confondre avec un « faux point faible » qui un muscle moins développé que la moyenne des autres à cause d’une absence d’entrainement ou un entrainement irrégulier.

 

Pourquoi avez-vous des points faibles musculaires?

  1. La morphologie de vos os

La longueur de vos clavicules, de vos bras, de vos avant-bras, de votre buste, de vos jambes… Tout cela a un impact sur les exercices que vous effectuez et sur le développement des muscles ciblés. Autant de possibilités que de pratiquants, et si votre voisin arrive à développer ses biceps grâce au Curl barre, ce n’est peut être pas votre cas, tout simplement parce que vous n’avez pas la même morphologie osseuse de bras et de valgus du coude (pour prendre cet exemple).

Pour prendre un exemple plus concret: si vous avez de longues clavicules et une cage thoracique plutôt étroite, le développé couché/bench press à la barre ne sera pas l’exercice de choix pour développer les pectoraux. Si vous décidez de vous acharner, au mieux il ne se passera pas grand chose sur les pectoraux, au pire ça sera la blessure aux épaules.

Comment choisir ses exercices selon la longueur de ses os: cela revient à se demander: « quel est le meilleur exercice selon ma morphologie pour travailler ce muscle? » La solution est justement l’analyse morpho-anatomique.  L’analyse morpho-anatomique et ici l’analyse osseuse va permettre de mettre en avant les exercices adaptés à vous d’un point de vue biomécanique, quels sont vos meilleurs « leviers », sur quels exercices se concentrer pour travailler au maximum ces muscles en retard, et leur donner le meilleur potentiel de développement.

 

2. Muscle long ou muscle court

Plus un muscle est court, moins il a de potentiel de développement. Plus un muscle est long, plus il a un potentiel élevé de développement. Voila pourquoi certains muscles se développent plus vite, ils gagnent la « compétition » sur certains exercices et ce sont eux qui travaillent davantage que d’autres.

Pour reprendre l’exemple du développé couché/bench press: si vous avez des triceps longs et des pectoraux courts, lorsque vous faites cet l’exercice, les triceps vont prendre l’ascendant sur les pectoraux, donc petit à petit les triceps vont être plus forts, et tes pectoraux ne vont pas évoluer. Vous n’allez pas obligatoirement vous en rendre compte sur le moment, mais l’écart de développement va se creuser peu à peu au fil des entrainements.

Comment reconnaitre un muscle long d’un muscle court? De la même façon, l’analyse morphologique permet de mettre en évidence la longueur des muscles, selon ses insertions, et le rapport entre le tendon et le corps du muscle. Un point faible est très souvent un muscle court, mais le plus important est de regarder la longueur des autres muscles pour réorienter votre entrainement en fonction de la morphologie globale. Vous pourrez adapter le volume et l’intensité d’entraînement (et même la fréquence) pour mieux progresser sur les points faibles et rééquilibrer votre physique.

 

3. Vous n’arrivez pas à sentir le muscle travailler

C’est une situation assez fréquente. Et souvent, un muscle qu’on n’arrive pas à développer, c’est également un muscle qu’on arrive pas à bien « ressentir » à l’entrainement. Généralement, c’est un problème de recrutement des fibres musculaires, c’est à dire que les connexions entre les neurones et le muscle ne sont pas au maximum, ce qui fait que vous avez du mal à contracter le muscle de manière optimale.

La solution dans ce cas sera de faire ce qu’on appelle un « apprentissage moteur », c’est à dire des exercices qui vont en premier lieu augmenter les connexions nerveuses sur un maximum de fibres, et apprendre à toutes les fibres du muscle à se contracter, que vous finirez par mieux « ressentir » lors du travail de celui-ci. Les séries longues (voire très longues) sur des exercices spécifiques d’isolation sont par exemple un très bon moyen de « réveiller » ces fibres musculaires.

 

4. La mobilité avant le mouvement

Avant d’imposer un mouvement à une articulation, il faut que celle-ci soit mobile dans toute ses directions. En fonction des tensions musculaires, ou mêmes de certaines « pertes de mobilités », l’articulation peut avoir du mal à bouger dans une certaine direction, et moins dans une autre. Le muscle ne peux pas bien s’étirer et se contracter à son meilleur potentiel, ce qui peux expliquer qu’il a du mal à se développer.

Exemple: si votre épaule a des pertes de mobilités sur certaines directions, lorsque vous voudrez travailler le deltoïde avec des développés haltères/shoulder press, l’articulation ne va pas être au meilleur de son amplitude et ce sont les trapèzes qui vont prendre le relais assez vite dans le mouvement. Les deltoïdes ne pourront pas se développer correctement (au détriment des trapèzes), et devenir un point faible.

C’est le cas aussi des omoplates pour les exercices du dos: si vous n’arrivez pas à bien les mobiliser, les exercices de tirages vont surtout solliciter les bras, et empêcher de progresser sur les muscles du dos.

L’analyse morpho-anatomique et un bilan de mobilité permet de visualiser quelles articulations ont naturellement plus de mobilité, et comment adapter les exercices pour avoir une amplitude optimale. Cela peut être d’un grand intérêt aussi de rééquilibrer votre posture et redonner de la mobilité a ces articulations « raides » afin de mieux utiliser les muscles à l’entrainement, et rattraper des points faibles.

 

Prenez rendez-vous:

On a vu qu’il existait plusieurs raisons possibles à l’installation de points faibles, et surtout comment les rattraper efficacement grâce à une bonne application de l’analyse morpho-anatomique, des exercices adaptés et des modifications personnalisées (la notion de personnalisation est pour moi très importante).

Si vous souhaitez aller plus loin dans la compréhension de votre morphologie, adapter votre entrainement et rattraper vos point faibles, vous pouvez prendre rendez-vous maintenant pour une analyse morpho-anatomique personnalisée:

points faibles musculation

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *